jeudi 13 mai 2010

Le gouvernement de Abhisit pratique la censure à outrance. Démonstration.
La Thailande est inscrite sur les listes de Reporters sans frontières (Reporters without borders) (http://fr.rsf.org). Face à ce «black out» sur toute info n'émanant pas des points de presse officiels, RSF/RWB lance une pétition. 
http://fr.rsf.org/petition-appel-au-premier-ministre-thai-pour-la-reforme-de-la-legislation-concernant-le-crime-de-lese-majeste,32689.html
Norporchorusa.com, un site de prodémocrates thailandais basé aux Etat-Unis rendu inaccessible depuis la Thailande, les Etats-Unis et l'Europe, depuis mercredi soir. 

dimanche 9 mai 2010

Les Chemises Rouges ont raison de se méfier
La feuille de route proposée par Abhisit aux représentants du parti Pheua Thai (les Chemises rouges) ressemble à un marché de dupe. Il attend une dispersion des «Chemises rouges» contre la tenue d'élections le 14 Novembre et ne lancera pas la dissolution du Parlement tant que les protestations se poursuivront, a-t-il annoncé. Dans ce roadmap, quid de l'enquête sur la mort de 21 civils durant les violences du 10 avril? Le monde entier ou quasiment a pu voir l'armée tirer sur la foule mais Abhisit prétend qu'il prouvera que seuls les leaders des manifestants sont responsables. Et ceci n'est que le prénom de la mauvaise f0i.
Manipulation et Tactique
Dans leur travail de manipulation, Abhisit et le sommet de la hiérarchie militaire attendent ainsi l'usure des manifestants. Comme le souligne un leader des «Rouges» interrogé par le correspondant de BBCNews, leurs supporters souhaitent avaliser le processus de réconciliation proposé par le PM mais attendent davantage de «sincérité et de clarté». Rien n'est moins sûr au vu de l'histoire de la Thailande. Le système judiciaire y est à double vitesse, asservi au pouvoir. Et Abhisit n'a toujours pas levé l'état d'urgence et la censure intensive contre tout réseau d'information critiquant le Gouvernement. Cité par le journal en ligne Prachatai, Sawatree Suksri, professeur de droit à l'Université Thammasat et spécialiste du droit lié à internet dénonçait jeudi dernier lors d'un séminaire que quelque 400 sites web pourraient avoir été secrètement bloqués quotidiennement par le Ministère des communications et technologies.
http://www.uddthailand.net
Si les élections anticipées vont dans leur sens, ils seront à l'avant-scène: Jatuporn Promphanณัฐวุฒิ ใสยเกื้อ, Nattawut Sai-kua ณัฐวุฒิ ใสยเกื้อ, Veera Musikapong et potentiel chef du gvt Chaloem Ubambroong
Un site basé à Londres qui réunit régulièrement de bonnes analyses:

http://www.opendemocracy.net/

Raison d'être

Ce blog est lancé pour accueillir des instants de  l'actualité en Thailande et créer des liens d'information, libres de toute contrainte institutionnelle, au moment où se joue une véritable révolution politique. Il ne s'agit pas de faire ici l'apologie d'un mouvement ou d'un autre, mais de rappeler que certains pays vivent en 2010 à l'ère quasi féodale. La Thailande - monarchie constitutionnelle qui a tout pour réussir - n'en reste pas moins un pays au système archaïque où oligarchie et pouvoir militaire protègent farouchement leurs prérogatives en étouffant régulièrement les tentatives pour faire évoluer le système. Trois instruments classiques: la censure (par un contrôle séré des media), la répression et son levier l'état d'urgence, la désinformation. Exactement ce qu'utilise l'actuel premier ministre Abhisit Veyjajiva et la base stratégique du pouvoir contrôlée de main de fer par le Gen à la retraite Prem Tinsunalonda, conseiller privé de Pra Chao You Hoa Bhumipol, le roi de Thailande.